Depuis février 2019, des centaines de milliers d’Algériens manifestent scandant « un président neuf, qui marche et qui parle ». Contestant dans un premier temps, un cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika, âgé de 82 ans, qui a retiré sa candidature le 11 mars 2019, ils réclament désormais la fin du régime. En première ligne, des étudiants, et des étudiantes. Sur les 42 millions d’Algériens, 42% ont moins de 25 ans aspirant à de nouvelles libertés individuelles. Pacifiquement et dans l’humour, les jeunes, semaine après semaine, font entendre leur voix. Parmi eux, les femmes souvent cantonnées à l’intérieur partent à la conquête de la rue et de leur citoyenneté, entraînées par le mouvement. S’agit-il vraiment d’un réveil de la jeunesse ou ces mouvements s’inscrivent-ils dans un combat plus long ? Les jeunes et les femmes sont-ils la clé du changement ?

Avec :

  • Akram Belkaid, journaliste au Monde Diplomatique, chroniqueur auQuotidien d'Oran, collaborateur du site « Orient XXI », auteur de L'Algérie en 100 questions. Un pays empêché (Tallandier)

  • Ghaliya Djelloul, sociologue au Centre interdisciplinaire d’études de l’islam dans le monde contemporain à l’UC Louvain en Belgique, elle travaille sur la mobilité spatiale des femmes

  • Jean-Baptiste Meyer, socio économiste, au CEPED (centre population et développement) et chercheur à l’IRD (Institut de recherche pour le développement), auteur de « Les étudiants algériens, clés du changement », publié sur le site The Conversation

  • Nadia Ait Zai, avocate algérienne et militante des droits humains.