245 000 enfants privés d’école au Mali, des dizaines de milliers au Burkina, 2018 est une année noire pour les écoles dans la région du Sahel où l’insécurité, en raison de la menace terroriste, est omniprésente. Intimidations, assassinats, enlèvements font partie du quotidien des écoles. Plus d’un millier d’écoles a été fermé à cause du danger ou par les groupes jihadistes eux-mêmes pour imposer leur loi aux écoles publiques laïques. Comment empêcher les groupes armés de faire irruption dans les écoles ? Comment les instances internationales peuvent-elles intervenir dans la zone ? Quelles conséquences sur la scolarité des enfants ?

Avec :- Audrey Nirrengarten, responsable d’équipe projet en éducation à l’AFD, spécialiste du Mali- Laurent Bossard, directeur du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest au sein de l’OCDE- Ibrahim Ag Assarid, enseignant, directeur et fondateur de l’Ecole des sables au Mali

Et un reportage d'Alice Milot :Au Niger, en janvier 2011, deux ressortissants français sont pris en otage par un commando d'Aqmi. La tentative de libération par l'armée française se soldera par la mort des deux jeunes Français de 25 ans. Cet événement marque le début des premiers actes de terrorisme pour le Niger. Depuis, le pays s'est doté d'un dispositif de lutte contre la radicalisation et le terrorisme en renforçant le rôle de la justice. Le projet AJUSEN, porté par l'AFD et soutenu par l'Alliance Sahel, propose une formation dans ce sens aux magistrats nigériens.

Karim est élève magistrat à Niamey, il a suivi cette formation. Ce jeune homme de 31 ans, qui a fière allure dans son beau costume sur mesure, va prêter serment dans quelques mois. Il incarne cette nouvelle génération de magistrat qui doit faire face au terrorisme.