Buller, flâner, flemmarder, qu’il est bon de ne rien faire ! Souvent mal vue dans une société où l’hyperactivité et la performance sont valorisées, l’oisiveté est une manière de concevoir la vie, voire une philosophie. Dans les années 90, un mouvement, les slackers (fainéants) a même émergé aux Etats-Unis, avec pour idée de résister à toute forme de travail. Loin du personnage amorphe que l’on peut imaginer, le glandeur peut être très actif. Bouquiner, se promener, passer des heures dans les musées, la glandouille n’est pas toujours de tout repos. Comment distinguer la mauvaise paresse de la bonne ? Comment expliquer qu’elle soit si mal perçue ? Faut-il vraiment réaliser le jour même ce que l’on peut remettre au lendemain ?
Avec :

  • Frédéric Chouraki, écrivain, auteur de La France qui glande (Milan)
  • Pierre Cassou-Nogues, philosophe, professeur à l’Université Paris 8, auteur de La mélodie du tic-tac et autres bonnes raisons de perdre son temps (Flammarion)
  • Frédéric Ojardias, correspondant à Séoul pour nous parler de la paresse en Corée. Et une interview de Tom Hodgkinson par Charlie Dupiot. On pourrait l'appeler le gourou de la glandouille. Tom Hodgkinson, écrivain et essayiste britannique, vient de publier L'art d'être oisif... manuel pratique, pour chaque heure de la journée, de l'oisiveté. Il est aussi rédacteur en chef de la revue «The Idler» - «le paresseux», ou «le fainéant» - revue qu'il a lancée, il y a 25 ans. Charlie Dupiot l'a rencontré à l'occasion de son passage à Paris, dans un café, ambiance décontractée. En fin d'émission, la chronique de Marie-Rose Moro, Parents, enfants d'ici et d'ailleurs. Cette semaine : les mots ont-ils le pouvoir de guérir ? Le rendez-vous hebdomadaire pour aider les parents, avec la pédopsychiatre, directrice de la revue transculturelle L’Autre.